Illustrations | « Les Camps de l’Amor »
Mises en scène photographiques et autoportraits de David Noir réalisés en résidence à Anis Gras à Arcueil pour la performance "Les Camps de l'Amor"
Le blog d'un acteur nu
Mises en scène photographiques et autoportraits de David Noir réalisés en résidence à Anis Gras à Arcueil pour la performance "Les Camps de l'Amor"
Combien durera-t-elle, l'indignation dans son expression flamboyante, quand on recommencera à obéir et à nier son identité dès le lendemain ?
La solidarité n'est pas l'affichage de la pensée unique. On ne me fera crier aucun slogan qui ne soit pas de moi. Pas Charlie ce soir, ni un autre jour.
Bandes-annonces de la performance de David Noir "Les camps de l'Amor" créée au Générateur en 2015 | Musique improvisée : Christophe Imbs
Cluedo ! C’est l’enfance qui tue l’enfance. Dans la chambre d’enfant, j’accuse l’émotion avec l’imagination et la peur. Sur place, exécution sommaire au bord de la fosse. Bienvenue chez vous ! Vous êtes de retour dans les Camps de l’Amor.
Je témoigne de là où je suis. En bon archéologue, je crée ma ruine. La solitude des champs de l’enfance n’est pas celle que l’on arpente à l’âge adulte.
Il n'y a pas de projet, il n'y a pas d'objet. Il en sera toujours ainsi pour moi désormais. Parce que la toile agrandit et étire la trame de mon espace mental jusqu'à m'en faire de nouvelles peaux qui n'ont pas nécessité d'être cousues entre elles.
Je suis un programme. Je suis une programmation. Ça + ça + ça + ça. Je ne le décide pas. Je n'en suis pas le maître, juste le conseiller d'orientation...
Écrire soulage la tension du trop plein de pensée, endigue l'hémorragie, cautérise le sens, referme provisoirement la plaie toujours humide.
"Regarder ailleurs", c'est le principe même du théâtre, sans lequel il serait impossible de jouer une situation qui heurte nos codes et notre morale.