Bien haïr en son temps | L’amour d’une autre utopie
Apprendre à vomir dans la grande mangeoire du monde, y compris celle débordante de culture, est aussi vital que de développer son amour de l'utopie.
Le blog d'un acteur nu
Apprendre à vomir dans la grande mangeoire du monde, y compris celle débordante de culture, est aussi vital que de développer son amour de l'utopie.
Une rencontre suffit parfois à insuffler le renouveau d’énergie qui finit fatalement par faire défaut au long de la poursuite d'un périple scénique.
Issue de l'accouplement d'une scène et d'un public, la représentation vient au monde comme le fruit d'une moisson païenne.
Refus : le tunnel à creuser jusqu'à la liberté. Pas de pardon pour la culpabilité face à la menace bienveillante de l’autre camouflée en sollicitude.
L’univers est possiblement né hermaphrodite. Phrases et langages sont les effets pervers de la reproduction sexuée et du scénario social.
Quand on crée dans un Espace National, on ne rencontre pas le public, on rencontre l’État. Aucun artiste ne peut sérieusement revendiquer s'en affranchir.
Les chemins de l'art ne peuvent être tracés dans les pas de la vorace institution. Moins encore ceux qui ne sinuent qu'au long d'infinies brisures poétiques
Capital et œuvre de l'esprit sont à jamais soudés ensemble : la richesse est à portée de main. Le marché de l'art est juteux, on le savait déjà.
Cette idée de devoir à tous crins partager de l'émotion en guise de couronnement à d’exceptionnelles circonstances m’est devenue partiellement étrangère.
Du théâtre à Internet, il s'agit d'élargir le plateau à la Toile, d'interpréter le Web comme une extension de la scène, d'y jouer son rôle en ligne.