Je veux rester un étranger
A force de contorsions pour se faire accepter on finit par briser sa colonne vertébrale. L’art ne fait pas profession d’avoir l’échine souple. Moi non plus.
image écran
L’écran numérique contient en lui-même son image essentielle à travers sa propre luminescence. C’est elle qui nous fascine avant toute autre média qui en utilise le support.
A force de contorsions pour se faire accepter on finit par briser sa colonne vertébrale. L’art ne fait pas profession d’avoir l’échine souple. Moi non plus.
Je propose aux artistes de se dissoudre dans le suicide de leur patent échec. Ont-ils sauvé le monde ? Ma foi, non. Mort orale de l'art mort... Souris-moi !
L'échange n'est pas un processus qui se satisfait de la convivialité de surface. Ses chances d'advenir sont aussi fragiles que le désir qui les suscite.
Le Web est une matière plastique propre au travail du plasticien. Il reproduit l’intrication complexe des flux de pensées et d’images qui nous traversent.
J’insiste ici sur la valeur que j’accorde à l’arbitraire comme planche de salut des situations créatives pauvrement fructueuses qu'offre l’apparente logique
Jouer vrai, c'est se confronter à la simplicité d'être, à la nature banale des corps et des désirs, à la férocité de notre nature et finalement s'en amuser.
Se taire serait une façon décente d'étouffer la pensée qui sera toujours la pénible expression d'un ordre donné à soi-même par sa propre bourgeoisie mentale.
Permission refusée. Votre demande ne peut aboutir. Pas même une fois. Refusée. Passons outre compagnons. Ne lésinons pas sur nos efforts en sacrifices.
Je construis mon tombeau, mon isolement, mon royaume, mon égout. J’équipe mon fragile Nautilus de l’intérieur pour bander comme un gosse à la face du monde.
Fantôme, je vis ici. Nous vivons ici. Ici, l'Image de soi est la base de tout. La base de tout ce qui fait notre monde social. C'est le socle.