Journal des Parques J-45
L’exigence fait de toute sa vie une croisade en solitaire, mais lui insuffle par ailleurs des espaces et des temps disséminés de bonheurs sublimes.
Performance
Qu’est-ce que « faire bande à part » dans l’art sinon « bander à part » ? Mais pas de façon sinistre et névrosée. Non, il s’agit de bander joyeusement pour soi. Mais pas de façon sinistre et névrosée. Non, bien au contraire. Il s’agit de bander pour soi joyeusement, de s’exciter de son excitation même, de plonger dans l’appétit de sa propre existence et de jouir de ses propres facultés de création. Il n’est pas question de rompre avec le monde des autres, mais plutôt de connaître le sien, intimement, sans honte, avant de se permettre d’envisager comprendre celui qui nous entoure. C’est à mon sens la démarche qui manque à beaucoup d’entre nous ; en particulier et c’est là le plus grave, à celles et ceux qui ont la prétention de nous guider.
La performance est une contrée éternellement vierge, aux frontières paradisiaquement floues et précieusement entretenues ainsi par qui aime s’y perdre. Celles que je propose sont des performances enfantines pour grands adultes où l’incohérence n’est pas sans queues ni têtes et où la nudité est le plus sérieux des costumes.
L’exigence fait de toute sa vie une croisade en solitaire, mais lui insuffle par ailleurs des espaces et des temps disséminés de bonheurs sublimes.
Quand la régie nous console | Je témoigne simplement de ces moments où l'on trouve refuge auprès de la technique quand les tensions s’avèrent trop fortes par ailleurs.
L'exhibition heureuse du pénis, flaccide ou rigide, comme condition de l'expression libre d'une masculinité simple et épanouie.
Je ne crée le décor sadien d'une sorte de fête « for Haine », que pour pouvoir y jouer, y chanter et y danser tranquillement dans mon coin.
Venues s'adjoindre au décor, de simples pancartes et cartouches arborant des sentences, slogans et illustrations de mon cru.
Ouverture du Journal de la création des Parques d'Attraction au Générateur | "Je n’ai jamais rien aimé d’autre chez un individu que son potentiel à jouer."
Depuis une vingtaine d’années j'ai tracé mes sentiers de création que désormais j'emprunte, en sachant qu’ils côtoient l’abîme.
Profusion d’installations plastiques et d’événements scéniques pour une mythologie synthétique. Tissage sur canevas grossier pour ne pas s’arrêter de créer.
En avril 2013 au Générateur, je vous invite à découvrir cet univers, à venir y jouer et à y évoluer sans plus de limite entre être spectateur ou acteur.
Tout ce qui se produit au Générateur « devient » le Générateur. L’infinie permissivité qui y réside permet de se sentir habité d’une liberté grandiose.