Mon pénis, mon anus, tendres compagnons de mon quotidien

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David Noir | AltéréGo! | Moi et mon compagnon pénis | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon
David Noir | AltéréGo! | Moi et mon compagnon pénis | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon

ALTEREGO! (AltéréGo!)

Dialogue virtuel pour 1 homme seul par David Noir.

Performance solo avec participation du public Texte et jeu : David Noir

AltéréGo! a été créé au Générateur le 8 janvier 2011 à l’invitation du danseur Benjamin Dukhan en complément de son duo avec François Chaignaud.

 

Ça parle du masculin.

La tendresse de l’homme pour ce compagnon de toujours qu’est son pénis est une donnée fondamentale dans sa construction psychique. Camouflée parfois en violence ou en fierté martiale, ce simple état de fait ne serait pourtant qu’à constater avec la plus grande enfance, si nous n’étions  façonnés par la manie de haïr la trop heurtante évidence de ce qui nous constituent simplement. Voilà, quoi.

DN

David Noir | AltéréGo! | L'anus est un compagnon intime. Ici, mon trou face au spectateur | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon
David Noir | AltéréGo! | L'anus est un compagnon intime. Ici, mon trou face au spectateur | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon
AltereGo! | Moi et mon compagnon l'enfant sans visage | Visuel © David Noir d'après photo © Karine Lhémon
AltereGo! | Moi et mon compagnon l’enfant sans visage | Visuel © David Noir d’après photo © Karine Lhémon

 

Extrait 1

J’aime la souplesse caoutchouteuse du gland

L’humidité des lèvres

Le goût d’un cul lavé frais du jour, qui comme la jeune endive est privée d’amertume

J’aime l’érotisme du laisser aller

Ni bâtir pour se rassurer, ni peaufiner pour perdurer

Faire propre, c’est encore faire du sacré

 

Extrait 2

David Noir | AltéréGo! | L'entrebâillement de mon cul dévoile mon anus compagnon | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon
David Noir | AltéréGo! | L’entrebâillement de mon cul dévoile mon anus compagnon | Le Générateur | Photo © Karine Lhémon

Les femmes qui n’aiment pas les hommes qu’elles aiment

au point de ne pas connaître les détails de leur bite

m’inspirent de la défiance.

Aucun bistouri au monde ne peut infliger le coup de grâce

nécessaire, qui donnerait une gueule acceptable à la

cellule familiale.

La sauver n’étant plus de mise,

songeons à l’éradication.

Ému et recueilli sur la dépouille pantelante de ma vieille ennemie,

je loue rides et peau racornie de l’amer dénis, vedette de mon enfance

qui n’a pas su mériter ma confiance.

Ça c’est vrai ça !

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