Journal des Parques J-24
Il est humain et tribal de devoir sans cesse être rassuré sur son appartenance à une communauté et sur l’état relatif de sa condition de solitude
Crudités
J’ai plaisir à vomir la « Merde de la pensée », ce qui devrait en être expulsé comme autant d’excréments. En bref, tout ce qui nuit et n’appartient pas à la construction de son identité propre ; tout ce qui la trahit ou la maintient sous le boisseau : principes d’éducation stupide, respect a priori et par mimétisme d’idéologies étrangère à soi, sentiment d’obligation rampant à se faire accepter d’une communauté…
Il est humain et tribal de devoir sans cesse être rassuré sur son appartenance à une communauté et sur l’état relatif de sa condition de solitude
Je n’ai rien à offrir qui vous comblera parfaitement. Venez : pour voir. Repartez : sans rien dire. Pensez-en : ce que vous voudrez...
Un monde vivable | Dans l’expérience, je suis mon propre cobaye. Libre à toi d’y choisir une place similaire. Toutes sont envisageables.
Le corps est une scène, un plateau, un espace de jeu et chaque nouveau sexe, le jouet dernier cri propre à déchaîner les passions.
Je tenterai toujours d’accueillir légitimement le désarroi des filles qui mettraient leur index en contact avec le mien pour faire de la lumière.
« Je ne veux pas être réduite à ça » dira-t-elle. « Ça ne montre qu’un aspect de moi » opposera-t-il. « Prétention à être autre chose qu'un cul » dirais-je.
Est-il donc inconcevable de désirer revendiquer simplement la beauté aimable de ses propres bourses, de ces simples couilles que je chéris, mes testicules ?
L'exhibition heureuse du pénis, flaccide ou rigide, comme condition de l'expression libre d'une masculinité simple et épanouie.
Rien que les poissons et que l'on ne soit même pas là pour les voir. Que personne ne relaie ce que l’on sait déjà et même ce que l’on ne sait pas.
Ma haine, saine et simple, pure et brillante comme un éclat de verre au soleil, pour les opposants et détracteurs du mariage pour toutes et tous.