Ballade post « Iconicum »
Une promenade à rebours vers la naissance d'une improvisation collective à partir de la performance participative Iconicum donnée au Générateur.
Performance
Qu’est-ce que « faire bande à part » dans l’art sinon « bander à part » ? Mais pas de façon sinistre et névrosée. Non, il s’agit de bander joyeusement pour soi. Mais pas de façon sinistre et névrosée. Non, bien au contraire. Il s’agit de bander pour soi joyeusement, de s’exciter de son excitation même, de plonger dans l’appétit de sa propre existence et de jouir de ses propres facultés de création. Il n’est pas question de rompre avec le monde des autres, mais plutôt de connaître le sien, intimement, sans honte, avant de se permettre d’envisager comprendre celui qui nous entoure. C’est à mon sens la démarche qui manque à beaucoup d’entre nous ; en particulier et c’est là le plus grave, à celles et ceux qui ont la prétention de nous guider.
La performance est une contrée éternellement vierge, aux frontières paradisiaquement floues et précieusement entretenues ainsi par qui aime s’y perdre. Celles que je propose sont des performances enfantines pour grands adultes où l’incohérence n’est pas sans queues ni têtes et où la nudité est le plus sérieux des costumes.
Une promenade à rebours vers la naissance d'une improvisation collective à partir de la performance participative Iconicum donnée au Générateur.
Le temps fait voile à rebours, jette un tulle de théâtre sur la vision détaillée des crimes anciens. La beauté tragique de l’Histoire est plus conviviale que l’horreur imminente.
Le principe du stage "Iconicum" est d’improviser à partir de compositions reconstituées en direct d’après des tableaux de maîtres ou des photographies.
Une vidéo des "Camps de l'Amor", performance de David Noir et musique de Christophe Imbs, comme un souvenir onirique de sexe, d'horreur et d'enfance
Galerie photographique de la performance "Les Camps de l'Amor" de David Noir au Générateur | Musique improvisée : Christophe Imbs | Photo © Karine Lhémon
Violence poétique nécessaire | Attention, ici je tue par la pensée. Super viseur, je suis et ne peux / ne veux t'épargner.
Photos de l'installation de la performance "Les Camps de l'Amor" de David Noir au Générateur | Fabrication du décor en feuilles d'aluminium par Any Tingay
Se RACONTER des HISTOIRES, c'est MORT ! Au lieu d'aspirer à grandir, cessons de nous prendre pour ce que nous ne pouvons être. Stop à l'idéalisation.
Mises en scène photographiques et autoportraits de David Noir réalisés en résidence à Anis Gras à Arcueil pour la performance "Les Camps de l'Amor"
Je témoigne de là où je suis. En bon archéologue, je crée ma ruine. La solitude des champs de l’enfance n’est pas celle que l’on arpente à l’âge adulte.